Comment orchestrer une musique

Je vais me permettre de vous raconter une histoire : j'ai débuté à composer à la guitare à l'âge de 15 ans.  


J'ai joué de cette instrument pendant près de 10 ans, mais à la suite de mon parcours à Musitechnic, j'ai commencé à jouer du piano et notamment pour travailler avec un séquenceur.  


Parallèlement à ça, j'ai eu mon premier contrat d'écriture de trame sonore pour un jeu vidéo indépendant qui malheureusement n'a pas eu les effets escomptés.


Mais c'est cette expérience qui m'a donné la piqûre pour écriture de la musique Ambiente/Orchestrale comme je le fais encore depuis aujourd'hui!  

Alors, j'ai envie de répondre à une question assez demandée : comment fait-on pour orchestrer une musique?


Après des dizaines de tentatives et d'essais-erreurs avec ce style dont j'apprécie tant, je vous présente une méthode pour novice pour débuter en orchestration.  

À la fin de cet article, vous serez en mesure de vous lançer dans vos premières compositions orchestrales.

Que veux dire orchestration?

Quand on pense à de la musique orchestrale, on pense à de la musique de film et de télévision!  Et même de jeux vidéo.  Mais quand on parle de faire de l'orchestration, qu'est-ce que cela signifie?


Parce que dans le domaine de la production, j'ai souvent entendu une confusion entre faire de l'arrangement et faire de l'orchestration.


L'arrangement musical se rapport surtout à comment construire la chanson sous différents angles comme la structure, les contre-mélodies, l'ajout et le retrait de certains instruments et effets et les variations pour garder l'intérêt.


L'orchestration se rapporte essentiellement aux instruments orchestraux et aussi comment l'intensité se construit et aussi comment le thème (mélodie) est interprété par différents instruments.  

Est-ce que c'est plus facile?  Pas nécessairement!


Une grosse erreur que j'ai fait en débutant en musique orchestrale a été d'ouvrir une seule piste de Strings Ensemble et de jouer comme un pianiste.  Oups!


La musique orchestrale n'est pas comme faire de la musique pop ou du beatmaking!  

Il y a plusieurs familles d'instruments à différents octaves et sans compter les techniques de jeu comme le sustain, le staccato, le pizzicato et autre!  

Au final, les orchestres peut contenir jusqu'à 80 musiciens!


Mais pas de panique!  Je ne vais pas vous demander de créer 80 pistes dans Cubase!  En fait mes compositions style Orchestral tournent autour de 30, parfois moins que ça!

Les familles d'instruments

Même si les gros orchestres contient des dizaines de musiciens, on peut compter 4 grandes familles d'instruments orchestraux : les cordes, les bois, les cuivres et les percussions.

Les cordes

Sans blague, je ne jure que par les cordes! Les violons sont un des instruments style corde les plus connus.  Ils jouent généralement de hautes notes et ajoutent un son riche.  

Vous pouvez avoir des premiers violons et aussi des seconds violons.  Ces derniers vont donner une contre-mélodie, l'ajout d'harmonie ou même les 2.


Ensuite, les altos (ou violas en anglais) vont quant à eux prendre la relève des seconds violons, mais avec une plus grande importance.  

C'est eux qui vont donner plus de motifs rythmiques et ajouter du poids avec des notes répétées.  Ils sont souvent sous-estimés par les novices en orchestration.


Après ça vient les violoncelles et les contrebasses.  Même si ça peut sembler évident, les 2 vient appuyer le côté ''basse'' qu'on peut retrouver dans un groupe rock.  

C'est eux qui donnent le gras et la chair pour la partie harmonique. 

Si vous possédez les 2, vous pouvez par exemple donner la ligne de basse aux contrebasses et des notes mélodiques aux violoncelles.

Les bois

Avec les cordes, les bois sont parmi ma 2e famille d'instruments orchestraux préférée.  Vous avez un son beaucoup plus riche et qui s'agençent super bien aux cordes avec une panoplie de couleurs.


En ordre du plus grave au plus aigu : les bassons, clarinets, les hautbois et les flûtes.  

Comme mentionné plus haut, les bois sonnent à merveille avec les cordes car elles viennent accentuer une couleur selon la tonalité de votre chanson.

Au niveau technique, les bois ont un bon soutien si vous jouez en légato.

Les cuivres

De règle générale, il faut être prudent avec les cuivres parce qu'ils ont énormément de puissance.  

Ils peuvent carrément enterrer un mix entier.  Vous n'avez qu'à écouter les compos d'Hans Zimmer pour constater comme les cuivres sont très forts!


Les tubas, trombones et trompettes ont sensiblement la même puissance et leur son devient de plus en plus brillant quand vous montez en octave.  

Ah et avant que j'oublie, les tubas sont les plus graves et les trompettes les plus aigus.  

Par contre. les cors français possèdent moins de force quand ils sont au maximum de leur vélocité.


Contrairement aux cordes, je ne recommande pas d'utiliser les cuivres avec de longues notes tout au long d'une chanson car leur puissance enterre tout justement.  

Mais vous pouvez les utiliser lors de votre construction en canon (build-up où vous atteignez le climax). Ou encore, des moments-clés de votre morceau.

Les percussions

Il existe 2 types de percussions : accordées et non-accordés (tuned and untuned).


Les percussions accordées sont des instruments comme le piano (oui, le piano est un instrument percussif), la harpe, le xylophone, le glockenspeil, le marimba et les timbales.


Les percussions non accordés sont toutes les autres percussions qui émettent un son sans nécessairement avoir une tonalité. 

C'est le cas, de la grosse caisse, la caisse claire, le triangle, les cymbales et les cloches.


Contrairement aux autres instruments, en orchestre, les percussions sont considérées comme le dernier assaisonnement. 

Donc, à utiliser à des moments-clés comme la montée en canon, mais aussi comme transition entre différentes parties.  Et leur utilisation est encore plus stratégique que les cuivres.

La performance humaine

Maintenant que vous connaissez les instruments orchestraux, peut-être avez-vous déjà commencé un premier jet dans votre DAW?  Si c'est le cas, je tiens à vous mettre une mise en garde.


Quand vous travaillez avec des instruments virtuels du genre orchestral, assurez-vous toujours de rester le plus près possible de la performance humaine.  

En tant que producteur, la dernière chose que vous voulez, c'est qu'on vous dise que vos pistes sonnent trop comme MIDI.


J'avais déjà donné des astuces pour rendre vos pistes MIDI plus réelles, mais je peux pousser ça un peu plus loin quand vient le temps de faire de l'orchestration.


Les joueurs de bois ont besoin de reprendre leur souffle et leur donner des notes soutenues pendant 8 mesures est insensé.  

Les joueurs de cordes sont capables de justement jouer de longues notes soutenues, mais leur faire jouer des notes en pizzicato à 160 bpm n'est pas logique.  


De plus, tant les cordes que les bois et les cuivres ont une portée de notes établies.  Si vous dépassez ce range, ça va sonner trop articifiel.  

La bonne nouvelle est que la majorité des instruments orchestraux virtuels sont déjà programmés en fonction des portées de notes.

Une économie de 10 ans

Après tant d'essaies-erreurs et après de nombreuses critiques sur les forums, je vais maintenant vous partager une astuce secrète qui va vous faire économiser des années de vie!


Quand vous voulez écrire une pièce orchestrale, écrivez d'abord un sketch au piano.


Bizarre, mais logique en même temps.  En musique classique, il est toujours préférable que la chanson au piano soit transposable en orchestre et vice-versa.  

C'est pareil avec de la musique orchestrale faite dans un DAW.

Voici un exemple de sketch au piano que j'ai fait.

Bien sûr, j'ai rejoué plusieurs fois dans le but d'ajouter divers éléments rhytmiques et plus d'harmonie.  Mon résultat final ressemble à ça.


Évidemment, comme je visais un style plus Epic, je n'ai pas mis de bois, mais peut-être que vous l'auriez fait.

4 éléments d'une orchestration réussie

À première vue, orchestrer un morceau peut avoir l'air très intimidant parce qu'on se dit que ça donne tellement épique et grandiose!  

Mais je vous rassure : orchestrer une musique n'est pas plus compliqué que d'écrire une chanson dans n'importe quel style.


On peut y compter 4 éléments parmi les fondations : la mélodie, l'harmonie, le rythme et la texture.  Et oui!  C'est pratiquement la même formule qu'une chanson Pop!


La mélodie, je n'ai pas besoin de m'étaler trop sur le sujet, mais le nerf de la guerre!  C'est ce dont le monde va se rappeller le plus!  

Votre thème va se répéter plusieurs fois au courant de votre orchestration et idéalement, la présence d'une contre-mélodie sera de mise.


Chaque mélodie contient une bonne harmonie.  Donnez à votre mélodie les bons accords et ces 2 éléments vont sortir davantage du lot.  J'ai déjà pas mal parler d'harmonisation aussi.


Poru la rythmique, on peut penser à des percussions.  Et bien oui, mais pas seulement.  En fait, il est possible d'ajouter des motifs rythmiques avec d'autres instruments.  

Comme par exemple, des altos qui jouent en staccato un rythme qui accentue la tension de votre morceau.  En orchestration, ça peut se faire de cette manière.


Pour la texture, c'est un peu spécial parce que c'est un élément qui est aussi considéré comme un assaisonnement final.  La manière d'en ajouter varie d'un producteur à l'autre. 

Certains vont mettre des éléments électroniques, d'autres des motifs de d'autres instruments, d'autres des percussions et j'en passe.  

C'est ce qui ajoute une couleur supplémentaire à la chanson et la rend encore plus unique.  

Dans certains cas, la contre-mélodie est aussi vue comme un élément de texture.

Conclusion

Oui, j'ai parlé de beaucoup de choses!  Mais je reviens au titre de l'article qui était de comment orchestrer une musique.  

Tout d'abord, vous voulez vous familiarisez avec les 4 familles d'instruments orchestraux et leurs rôles dans une musique.


Après, ma recommandation est de vous faire un sketch de piano et de bâtir de votre musique autour de ça. 

En prenant différents éléments de votre sketch, vous pouvez attribuer la mélodie aux violons qui seront jumelés des flûtes, les violoncelles seront l'harmonie, les altos jouereont une rhytmique et des cuivres peuvent être installés par la montée en canon.


Mon conseil si vous débutez en musique orchestrale, est de prendre le temps d'écouter des chansons et d'analyser quels instrumetns est mélodiques, qu'est-ce qui est rythmiques, comment la texture sort du lot et etc.  Je peux vous donner mon tableau d'analyse pour ça.


QU'avez-vous pensé de cet article?  Faites-vous déjà de l'orchestration?  Écrivez-moi tout ça en commentaire

5 clés indispensables à connaître pour commencer à composer

Note : il s’agit d’un article invité écrit par Océane du blog Compo’Zik

Ne rêvez-vous pas de créer vos propres morceaux ? Je ne prends pas trop de risque à penser que oui. Après tout, quel musicien n’en a jamais rêvé ? A mon avis aucun.

Mais pourtant, entre le rêve et la réalité, il y a très souvent un gouffre qui s’installe. Quelque chose qui nous empêche de nous lancer. Comme si l’on était face à un mur en béton armé.

 Il se passe parfois des mois voire des années entre le moment où l’on commence à s’y intéresser et le moment où l’on se jette réellement à l’eau.

C’est frustrant non ?

Mais rassurez-vous, si vous êtes dans ce cas, vous êtes loin d’être une exception. C’est malheureusement le lot de nombreux musiciens. Moi y compris ! 😉

Mais ce qui est intéressant, c’est de voir la raison pour laquelle on bloque. La vraie raison pour laquelle on n’ose pas sauter le pas.

Et cette raison, elle est toute simple, LA PEUR… La peur de ne pas savoir par où commencer. La peur que ses morceaux ne ressemblent à rien. La peur que nos proches, et plus largement les autres musiciens, nous disent que nos morceaux sont pourris. La liste pourrait être beaucoup plus longue, donc arrêtons le massacre ici si vous le voulez bien.

Creusons encore un peu plus loin. Voyons de quoi découle cette peur, souvent très dur à apaiser.

J’ai bien sûr nommé tous les fameux préjugés que l’on a tous entendus au moins une fois. « Il faut être un As du solfège pour composer », « la composition est réservé à une élite », « Il faut être très créatif », etc. Ça vous parle ?!

 Bien que l’on commence à s’en défaire progressivement, ils continuent encore et toujours à nous mener la vie dure. Difficile de lutter contre des siècles d’idées reçues…

Dans ce qui suit, nous allons donc voire 5 clés dont vous devez être convaincues. Elles vous aideront à enfin faire le grand saut dans cette belle aventure de la composition qui vous fait tant rêver

Le grand saut, c’est maintenant

Eh oui, ce point peut paraitre bête et complètement inutile mais pourtant, c’est la base de tout.

Tous les préjugés qui gravitent autour de nous ont la fâcheuse tendance à nous donner des bonnes excuses pour nous empêcher de nous lancer.

« Ce n’est pas le bon moment », « Je n’ai pas le niveau », « je dois mieux maitriser mon instrument » …

 STOP !!!

Si vous attendez le « bon moment », soyez sûr d’une chose ; il ne viendra jamais. Vous aurez toujours l’impression de ne pas connaitre assez la théorie musicale ou de ne pas maitriser assez de technique de jeu. C’est un cercle sans fin.

Mais c’est comme n’importe quelle discipline, c’est à force de pratiquer que l’on s’améliore. Et la composition, c’est un art à part entière.

Prenons un exemple.

Imaginons que vous vouliez apprendre le néerlandais (pourquoi pas hein !!). Vous apprenez alors toutes les règles de grammaire, de conjugaison, de syntaxes, etc. Cool, vous connaissez toute la théorie.

 Mais ce n’est pas pour autant que vous pourrez participer à une conversation. Pour ça, il vous faudra pratiquer et répéter de nombreuses fois.

Aussi, pensez-vous vraiment qu’il soit absolument nécessaire de maitriser l’ensemble des règles théoriques de cette langue pour pouvoir la parler ? Pas si sûr.

Des notions de bases peuvent suffire. Et, au fur et à mesure que vous pratiquerez, vous enrichirez progressivement vos connaissances et vous parlerez donc de mieux en mieux le néerlandais.

Voilà. Tout ça pour dire que c’est exactement ce raisonnement là que vous devez avoir pour la composition.

Les bases que vous connaissez déjà suffisent pour commencer.

Donc c’est partie, osez vous lancer ! (Finissez votre lecture avant quand même, des petites astuces vous attendent 😊)

Ne lâchez rien

Allez, le petit moment de vérité qui fait mal… Ça y est, vous êtes décidé, vous vous lancez.

Mais on ne va pas se mentir, les premiers morceaux que vous créerez seront loin de vos espérance. Et c’est parfaitement normal.

C’est là, l’étape la plus difficile. Persévérer malgré les différentes frustrations qui surviennent.

Vous n’imaginez pas le nombre de morceaux que j’ai commencé et finalement abandonnés pour des raisons très variées.

 Parce que j’avais l’impression de tourner en rond. Ou alors, j’étais contente de ma mélodie… jusqu’à ce que je me rende compte qu’elle ressemble fortement à une musique existante. Ou encore, toutes les fois où je me suis arracher les cheveux à essayer d’agencer mes différents instruments entre eux (et ça, ça m’arrive encore j’avoue !).

C’est rageant n’est-ce pas ?!

Rassurez-vous, même les plus grands musiciens sont aussi passés par là. C’est impossible d’y échapper.

Mais, vous savez quoi, il existe un remède simple pour limiter le risque de tout envoyer valser.

Revoyez vos exigences personnelles.

Apprécier chacun de vos pas dans l’univers de la composition. Un petit pas pour votre musique, c’est un grand pas pour votre esprit de compositeur !!

 Ne vous auto-flagellez pas systématiquement dès que vous faites quelques choses.  Soyez juste envers vous-même et sachez valoriser vos progrès quels qu’ils soient. Acceptez les compliments avec un « merci » et non pas un « merci mais… ».

Illustrons tout ça.

Pourquoi essayez direct de créer un morceau de 3 minutes ? Vous vous mettez tout seul des bâtons dans les roues. Vous progresserez beaucoup plus vite en créant 6 morceaux de 30 secondes plutôt qu’un seul de 3 minutes. Et surtout, vous aurez beaucoup moins les neurones en surchauffent. Ça, c’est certain !

Parce que c’est plus facile de faire des variations sur 30 secondes que sur 3 minutes. Vous n’êtes pas d’accord ?

Vous aurez ainsi moins de risque de tourner en rond et donc moins de risque d’être frustrer parce que votre morceau n’avance pas.

Vous pourrez ensuite augmenter progressivement la durée de vos morceaux, au fur et à mesure que vous avancerez dans l’aventure composition.

Et ça, c’est un exemple parmi tant d’autres de difficultés que l’on s’impose tout seul, alors même que l’on est loin de maitriser la contrainte que l’on se fixe. Pourquoi fait-on ça ? On est un peu maso parfois quand même non ? … Vous devez y aller à votre rythme. Pas de stress, rien ne presse !! 😉

Vous l’aurez compris, pour progresser efficacement et garder votre motivation intacte, ne vous mettez pas la barre trop haute. Sinon c’est comme si vous vouliez courir avant de savoir marcher. C’est la chute à coup sûr. C’est totalement contre-productif et ça augmente fortement les probabilités que vous abandonniez. Ce serait dommage et je suis sûre que ce n’est pas ce que vous voulez. Alors courage, accrochez-vous !

Faites-vous plaisir

Ce point est indissociable du précédent. On peut dire qu’ils font la paire.

Vous serez d’accord avec moi, c’est presque impossible de progresser dans une activité si vous n’y prenez pas du plaisir.

La composition n’échappe pas à la règle.

Le plaisir, c’est une des clés fondamentales de la réussite. Sans lui, pas de motivation. Et sans motivation, c’est l’abandon assuré.

Donc, la seule règle ici est de vous amuser dans ce que vous faites. Si vous sentez que vous commencez à vous agacer, surtout, faite une pause.

Une astuce pour prendre du plaisir tout au long de votre progression est de changer votre regard sur la phase d’apprentissage.

 Ne la voyez pas comme un apprentissage technique pur et dur. Sinon, c’est sûr, il n’y a rien de fun là-dedans je pense

Voyez plutôt ça comme de nouvelles découvertes que vous allez faire au fur et à mesure et qui démultiplieront toujours plus vos possibilités créatives.

Vous pouvez différencier clairement vos phases de composition et de découvertes. De cette façon, quand vous êtes en mode création, vous ne faites que ça. Vous n’êtes pas en train de vous arracher les cheveux sur de nouvelles notions encore flous.

Et quand vous êtes en mode découvertes, n’essayez pas de composer quelque chose de concret. Faites plutôt divers tests, comme des mini-jeux, tranquillement. Et quand vous sentez que vous êtes assez à l’aise sur tel ou tel mini-jeu, intégré les dans vos compositions.

 Toutes ces découvertes sont simplement le moyen qui va vous permettre d’atteindre vos objectifs.

Quand on voit ça de cette manière, les perspectives sont bien différentes. Adieu la théorie rébarbative et bonjour les possibilités musicales infinies qui s’ouvrent devant nous ! 😉

Pas besoin d’être un As du solfège

Alors là, on s’attaque à du lourd. Je pense que c’est le préjugé le plus encré dans notre esprit.

Et après tout, ce n’est pas fou de penser que si on ne connait pas la théorie musicale, il nous est impossible de créer nos propres morceaux.

 C’est un peu comme si on nous demandait de conduire sans connaitre le code de la route. Ça parait complètement impensable dans notre société.

Pourtant, ce n’est pas parce que vous connaissez le code de la route par cœur que vous savez conduire. Ce sont deux apprentissages bien différents.

En réalité, le code de la route est juste un support pour conduire selon des règles précises qui sont là pour vous guider et qui donnent une base commune à tout le monde. Ce n’est pas parce que vous ne le connaissez pas que vous n’êtes pas en capacité de rouler avec votre voiture. Mais le connaitre vous permettra d’avoir une conduite efficace et sécuritaire.

Pour le solfège, c’est la même chose. Il n’est pas d’une nécessité absolue pour composer. Je dirai même plus, vous aurez beau connaitre tout un tas de notion théorique, ce n’est pas pour autant que vous arriverez à les organiser pour créer un morceau de A à Z. Seule la pratique de la composition en tant que telle vous permettra de vous améliorer.

Mais bien sûr, le solfège vous servira de boite à outils dans laquelle vous pourrez piocher pour élargir vos possibilités créatives.

Si on part de là, pas besoin de connaitre tous les outils pour commencer à créer un premier petit quelque chose. Si vous ne connaissez que les 4 accords magiques, vous avez déjà de quoi vous amuser un bon moment, je vous assure.

Et si vous voulez varier un peu les plaisirs tout en restant simple et efficace, je vous invite à (re)lire l’article de Bruno 4 progressions d’accords à essayer.

Voici trois petits morceaux de piano sur le même fichier audio que j’ai composé spécialement pour l’occasion. J’ai utilisé uniquement 4 accords ; Mi mineur, Do majeur, Sol majeur, Ré majeur.

 

Et une chanson avec les mêmes accords que j’avais composé pour le « spectacle de fin d’année » après ma première année de guitare.

Voilà, votre manque de connaissance en solfège ne doit donc surtout pas être un frein suffisant pour vous empêcher de vous lancer.

N’oubliez pas : le solfège peut vous guider et vous aider dans votre processus de composition. L’apprendre en complément ne vous sera que bénéfique dans votre pratique. Mais ce n’est en aucun cas un prérequis. Il est au service de la composition et non à son origine.

Inspiration et composition

Là encore, la croyance populaire est très forte concernant l’inspiration.

 « L’inspiration, on l’a ou on ne l’a pas »

Mais je vous rassure, vous n’avez pas besoin d’attendre qu’elle tombe du ciel. Vous pouvez la provoquer. Dites-vous que l’inspiration, c’est un peu comme un muscle. Plus vous l’entrainerez, plus elle va se développer.

Et souvent, vous avez déjà des sources d’inspiration en vous, et autour de vous et vous ne vous en rendez même pas compte. Si si, je vous assure ! 😉 Vous devez simplement apprendre à les exploiter à votre avantage.

Par exemple, ne vous êtes vous jamais surpris en train de chantonner un petit air sous la douche qui sort d’on ne sait où ? Eh bien ça, c’est un début d’inspiration qui peut vous servir dans une de vos créations.

Le truc à ce moment-là, c’est d’enregistrer votre idée sinon il est fort probable que l’idée passe aussi vite qu’elle soit venue. Pour ça, il y a un outil que l’on a généralement tous pas trop de loin de nous ; le téléphone. Utilisez une application d’enregistrement audio. Comme ça, l’idée est dans la boite, et vous pourrez y revenir plus tard, quand vous vous mettrez en mode composition.

Passons maintenant aux sources d’inspiration qui flottent autour de vous et qui peuvent vous aider à démarrer un morceau.

Rien ne vous empêche de vous inspirer de ce qui existe déjà. Et d’ailleurs, aujourd’hui il devient de plus en plus difficile d’être 100% original. Mais c’est loin d’être un réel problème.

Attention, on parle bien de s’inspirer et non pas de plagier.

Mais quoi qu’il en soit, si vous ne savez pas par quoi démarrer un morceau, qu’est ce qui vous empêche de réutiliser la suite d’accord de votre chanson préférée ?  Ou encore de prendre une petite boucle mélodique de quelques notes et de l’arranger à votre sauce ?

Absolument rien. C’est même un très bon moyen de commencer à développer votre créativité pour finalement trouver vos propres idées.

Regardez, reprenons l’exemple de nos 4 accords magiques.

On ne compte plus le nombre de chanson qui ont été créées avec eux. Pourtant, vous ne trouvez jamais deux chansons strictement identiques. C’est bien la preuve qu’à partir d’une base, même simple, les possibilités créatives sont presque infinies.

Tous ces compositeurs sont partis d’une base commune et chacun à suivi sa propre voie, sa propre inspiration du moment, pour finalement créer un morceau unique.

Pour continuer au plus à stimuler votre inspiration, le conseil que je peux vous donner est d’écouter beaucoup de musique. Mais attention, pas en écoute passive. Vous devez être actif et vous focaliser sur des points spécifiques. Comme par exemple, la rythmique de la batterie, la ligne de basse, la façon dont s’agencent les différents instruments entre eux, etc.

Pour conclure

Ça y est, nous voilà au bout de cet article.

Maintenant, vous n’avez plus d’excuse pour ne pas vous lancer dans cet univers qui vous attire depuis tant de temps. Alors, c’est partie !!

Bien sûr, je ne dis pas que c’est facile. Tout le monde ne part pas des mêmes bases. Tout le monde ne progresse pas à la même vitesse.

Mais peu importe. Chacun possède ses propres compétences et c’est tout ce qu’il vous faut pour commencer.

Par la suite, à force de pratique et de persévérance, vous enrichirez progressivement vos connaissances. Vos compositions s’amélioreront donc d’elles-mêmes.

Et plus vos créations vont s’améliorer, plus les nouvelles notions que vous pouvez acquérir afin d’aller toujours plus loin s’imposeront à vous comme une évidence. C’est un cercle vertueux qui s’installe.

En une phrase, persévérer, amusez-vous et tentez sans cesse de nouvelles choses et vous progresserez sans même vous en rendre compte.

Pour aller encore plus loin dans cette approche, vous pouvez télécharger mon guide « 30 choses extraordinaires que vous devez absolument savoir sur la composition ». Il va continuer de balayer tous les préjugés que vous pouvez avoir et vous accompagne dans vos premiers pas dans cet univers merveilleux.

N’hésitez pas aussi à partager dans les commentaires ce qui vous empêche ou vous a empêché de vous lancer. Chaque retour d’expérience est très précieux.

Écrire des paroles de chansons : 5 étapes pour leur donner vie

De nombreux paroliers connaissent une expression lors du processus d'écriture : Show, don't tell.  Donc, Montrez, ne dites pas.  Bien qu'elle soit surtout priorisée en écriture de livres, il est très possible de le faire avec des paroles de chansons.

Le problème est qu'écrire des paroles et écrire un livre, c'est assez différent.  En fait, avec une chanson, il y a une rythmique, des rimes, un air mélodique et sans compter la durée de la chanson.  Donc, on ne peut pas trop écrire de détails, mais ça doit être poignant quand même!  Un vrai casse-tête!

Dans les prochaines lignes, je vais vous offrir 6 astuces pour mieux Show don't tell.  À la fin, ces méthodes vont rendre vos paroles beaucoup plus vivantes et accrocheuses.

Que signifie le principe du Show don't tell ?

L'expression Show don't tell décrit l'écriture de façon expressive en mettant l'accent sur les actions pour transmettre les émotions que vous voulez que les auditeurs interprètent. Le but est de donner une meilleure expérience d'écoute au lieu de juste raconter ce qui se passe.  

En montrant les actions et les sentiments au lieu de dire ce qui arrive, l'écriture est plus profonde et plus significative.  Vous savez, cette fameuse chair de poule?  C'est du Show, don't tell.

Chair de poule

Le sentiment tant recherché

C'est également une façon de venir rejoindre l'audience en faisant générer des expériences, émotions et souvenirs.  Et ça raconte une histoire.  Autrement dit, c'est vraiment une régle qui va donner de la vie à vos paroles.

Mais cette technique est beaucoup plus facile à montrer qu'à dire (jeux de mots!).

Exemples de Show Don't Tell

Ces exemples sont assez de base, mais c'est le meilleur moyen de comprendre de quoi ça a l'air en pratique.

Gardez à l'esprit que vos phrases peuvent être plus complexes que ces exemples, mais toujours remplies de mots ou d'expressions plus révélateurs.  Soyez attentifs aux détails.

Exemple 1

  • Tell: J'ai entendu des pas se faufiler derrière moi et ça rend la situation encore plus effrayante.
  • Show : Des craquements résonnaient à mes oreilles par derrière, accélérant le battement déjà effréné de mon cœur.

Vous voulez que l'audience ressente ce que vous avez ressenti : la surprise et le sentiment d'urgence, sans compter la peur.

Décrire le craquement qui frappe vos oreilles malgré les battements de votre cœur crée non seulement un visuel puissant, mais indique également l'état dans lequel se trouvait votre corps pendant ce moment. 

L'exemple Tell est faible et n'explique pas vraiment ce que vous avez ressenti à ce moment-là.

Exemple 2

  • Tell : Elle était ma meilleure amie. Je pouvais lui dire presque tout.
  • Show : Je l'ai rencontrée au centre-ville, je me suis précipitée vers elle pour la serrer dans mes bras comme d'habitude et ça l'a duré bien trop longtemps, tandis que nous nous racontions nos vies avec des sourires illuminant nos visages.

L'exemple Tell est plus court, mais il ne montre pas vraiment l'impact que vous avez l'un sur l'autre.

Tout le monde peut penser à son meilleur ami et se faire une idée générale de ce que ça représente.

Mais ce n'est pas juste n'importe qui. C'est votre meilleur ami!  Montrer la relation que vous entretenez l'un avec l'autre est essentiel pour forger ce lien plus profond.

Je suis ton meilleur ami!

Show don't tell avec les paroles

L'intérêt du SdT est de créer un lien émotionnel plus fort avec vos auditeurs et de les accrocher.

Ils prennent déjà leur temps d'écouter votre chanson, mais il leur faut une raison de rester.  Ce qui revient à voir si votre chanson passe  ou casse.

L'idée derrière cette technique d'écriture est de mettre la personne à votre place. Faites-lui sentir, entendre et ressentir la situation comme vous l'avez fait.

Il s'agit de créer une expérience au lieu d'un simple récit.  La personne veut entendre toute votre histoire et, par conséquent, elle écoutera votre chanson en entier et l'enregistrera dans sa playlist!

Mes méthodes pour Show don't tell

Vous savez maintenant ce que c'est et pourquoi c'est important, mais comment le faire concrètement?  Il peut être difficile de prendre une simple histoire et de l'élaborer pour créer plus d'émotions.

Toutefois, je vous donne mes 5 astuces que j'ai expérimentés.

Débarrassez-vous de tous les mots sensoriels de base

Des phrases comme "j'ai entendu", "j'ai ressenti" et "j'ai senti" sont assez faibles. Ce sont des mots et des phrases qui éloignent l'auditeur de vous et de votre expérience.  C'est exactement ce que vous voulez éviter.  Sans compter que c'est cliché et fade.

Au contraire, vous devez faire entrer les gens dans votre monde au moment même où vous vous trouvez dans la situation.

Pour ça, utilisez des verbes forts et un langage visuel.

Lisez votre texte et encerclez tous les mots fades que vous pouvez trouver. Tout ce qui fait appel à l'un des 5 sens.  Ensuite, écris des détails pour chacun d'eux.

Par exemple, si vous avez entendu quelqu'un arriver derrière vous, comment l'avez-vous entendu ? Un frottement de souliers sur le tapis?  Un onomatopée d'expiration qui voyage jusqu'à vos tympans ?

Une fois que vous les avez, réécrivez-les en expliquant comment les sens se sont manifestés pour vous et pas seulement ce que vous avez ressenti.

N'utilisez pas de mots expliquant les émotions

Cela peut être un peu délicat et vous n'êtes pas obligé de suivre cette règle à 100 %, mais si vous parvenez à la respecter, il sera beaucoup plus facile de comprendre ce qu'il faut montrer.

Pensez à n'importe quel mot pour décrire une émotion. Je vais vous aider un peu :

  • Heureux
  • Triste
  • En colère
  • Frustré
  • Excité
  • Hébété
  • Aimé
  • Anxieux
  • Joyeux
  • Dégoûté

Je pourrais continuer, mais je pense que vous avez compris l'idée.

Ce sont tous d'excellents mots pour décrire ce que quelqu'un ressent.  Par contre, ce sont aussi des moyens très faibles et plates de le faire.

Si vous voulez que votre audience comprenne à quel point vous étiez excité à un moment donné, montrez-leur. Ne vous contentez pas de leur dire : J'étais si excité.

Montrez-leur la sueur perlant sur votre front alors que vous couriez vers votre destination. Montrez-leur le soulèvement de vos joues lorsque vos lèvres se sont entrouvertes pour un sourire d'enfant.

Un autre exercice : Parcourez votre texte et encerclez chaque mot qui correspond à une émotion.  Ensuite, pour chaque mot expliquant une émotion, écrivez les réactions physiques liées à ce sentiment.  

Une fois que vous avez une petite liste pour chaque mot encerclé, utilisez-la pour rédiger quelques phrases pour décrire (et montrer !) à quoi ça ressemblait.

En remplaçant tous les mots et expressions fades, l'audience vit une expérience hors du commun.

Décrire le langage corporel

L'une des meilleures façons de SdT est d'utiliser un langage descriptif fort en ce qui concerne le langage corporel.

Vous pouvez savoir si une personne a un kick pour quelqu'un simplement en prêtant attention à la façon dont son corps s'adapte en présence de cette personne, n'est-ce pas ?  Le non-verbal parle plus encore!

Show, c'est exactement ça. Vous voulez montrer à la personne ce qui se passe et lui permettre de tirer une conclusion sur ce que vous ou d'autres personnes dans votre histoire ont ressenti.

Il s'agit en grande partie d'avoir confiance en la capacité de vos fans à faire la part des choses.

Souvent, nous avons tendance à sur-expliquer dans le but de rendre quelque chose évident, mais en réalité, l'émotion se trouve dans la conjecture ; il s'agit de permettre à quelqu'un de tirer ses propres conclusions.

Cette sur-explication est ce qui donne l'impression d'être "télévisuel" et n'est pas émotionnellement convaincant.  Et honnêtement ? C'est assez ennuyeux et plate.

Si vous montrez bien ce que vous voulez que l'audience voie, elle comprendra ce que ressent une personne.  C'est le pouvoir du SdT.

Concentrez-vous sur la description des sens

Je vous avais dit de réduire le nombre de mots liés aux sens dans le conseil 1, et c'est vrai, mais ça implique que vous devez toujours décrire ce que votre personnage ressent et sent.

Show don't tell, c'est surtout permettre à votre auditeur d'interpréter ce que vivent vos personnages sans se contenter de leur dire.

Ça signifie souvent que vous devez utiliser tous les sens possibles pour décrire une partie de chanson (toucher, odorat, vue, ouie, goût).

Au lieu de dire : Elle détestait cet endroit.  Vous pouvez utiliser ses sens pour montrer cette émotion.

Par exemple : La faible odeur de la fumée de cigarette éventée rencontrait ses narines, lui arrachant une grimace familière.  Cette phrase permet de comprendre que l'endroit où elle se trouve lui déplaît, sans avoir à le dire.

Entraînez-vous à SdT tous les jours

Pour maîtriser le SdT à l'écrit, il faut du temps et de la pratique pour y arriver. Comme l'écriture d'une chanson au final!  La ligne entre montrer et dire dans votre écriture est très mince.

En vous exerçant régulièrement ( je vous suggère de le faire), vous apprendrez quand il faut dire et quand il faut montrer, afin d'offrir la meilleure expérience de lecture possible.

Vous pouvez même vous pratiquer en analysant les paroles de vos chansons préférées.  Et bien sûr, décerner mieux les métaphores et les tournures. 

Reconnaître les Show peut vous aider à les utiliser davantage dans vos propres œuvres.

Conclusion

Personne ne veut écrire des paroles fades.  Tous les auteurs-compositeurs veulent faire vivre ses écrits et le Show don't tell est une des façon les plus utilisée pour y parvenir.  Tant en littérature qu'en paroles.  

Utilisez les 5 sens, décrivez comme si vous y étiez et pratiquez-vous et le résultat ne sera que meilleure.  Le chemin peut avoir l'air fastidieux quand on débute, mais je sais que vous pouvez y arriver!

Vous avez aimé cet article?  Commentez en dessous si c'est le cas et racontez-moi comment vous Show don't tell.

Réussir une harmonisation en 10 minutes

Vous avez écrit votre mélodie?  Super!  Je suis fier de vous!  La mélodie est la composant-clé de votre chanson.  C'est ce dont tout le monde va se rappeller.  Et votre harmonie en passant?

Silence malaisant...

Hmmm...  Je vois.

C'est une situation commune ici.  Quand on débute notre chanson par la mélodie, bien souvent, on ne sait pas quels accords metre pour que l'harmonisation soit réussie.  Alors, que faire?

Au lieu de faire du essai-erreur pour chaque accord existant sur Google, je vous propose une méthode rapide pour harmoniser.  En 10 minutes, vous obtiendrez un mariage parfait entre vos accords et votre mélodie.

Les prérequis de départ

Avant de commencer à quels accords vous allez mettre, il y a un pré-requis important : connaître votre gamme utilisée pour votre chanson.

Ici, j'ai pondu ma mélodie dans une session de Cubase.

Ma gamme est celle de Sol majeur qui sonne comme ci.

Visuellement, les notes ressemblent à ça dans cet ordre.

Sol - La - Si - Do - Ré - Mi - Fa#

Convertir les notes en accords

Vous avez vos notes de gamme devant vous.  Quoi faire maintenant?

On les transforme en accords.

Pour se faire, vous allez ajouter pour chacune des notes une tierce et une quinte.

Résultat : les accords de la gamme de Sol Majeur qui sonnent comme suit.

L'harmonisation-type pour une gamme majeure ressemble à ça.

harmonisation gamme majeure

Donc,les accords dans cet exemple seront les suivants : 

Sol majeur - La mineur - Si mineur - Do majeur - Ré majeur - Mi mineur - Fa# diminuée

Et pour les degrés de gamme avec les chiffres romains, ça ressemble à ça. Ce sera important pour la suite.

Degres

Le secret ultime

On arrive dans le vif du sujet : une harmonisation réussie.  Mais comment y parvenir?

Je vais vous reveler le secret ultime pour vous faire économiser des jours d'essai-erreur (oui, histoire vécue).

Pour réussir une harmonisation, il faut que la note mélodique fasse partie de l'accord joué au même moment.

C'est tout!

Mais concrètement, qu'est-ce que ça veut dire?

Voici la première mesure de ma mélodie.

La première note est Sol.  Donc, pour que l'harmonisation sonne bien, j'ai besoin d'un accord qui contient la note de Sol.

Mes choix ici sont : Sol majeur, Do majeur, Mi mineur.

Donc, j'ai choisi Sol majeur!

Ensuite, est-ce que je veux un seul accord par mesure ou deux?  J'ai choisi d'en mettre 2 par choix artistique, mais ça, c'est libre à vous.

Ma note de mélodie est Fa#.  Quels accords je peux prendre?

Si mineur, Ré majeur et Fa# diminué.

Je choisis Ré majeur dans ce cas.

Note importante sur la note

Quand une note de mélodie fait partie de l'accord joué, on dit que c'est une note harmonique.

Quand elle ne fait pas partie de l'accord, on dit que c'est une note étrangère.  Cette dernière peut servir de transition quand survient un changement d'accord comme dans mon exemple de Mi qui va vers Fa#.

Et je poursuis mon harmonisation!

On avance la cassette

La fin de l'harmonisation

À ce stade, je pourrais dire que vous n'avez qu'à suivre les notes harmoniques et bla-bla-bla.  

Mais en réalité quand vous arriver à la fin de votre harmonisation, il reste une dernière étape souvent négligée : les cadences.

Pour faire un rappel, une cadence est un enchaînement de 2 notes/accords qui se fait à la fin d'une phrase musicale.  

Donc, elle est préconisée tant pour la mélodie que l'harmonie.

Avant de mettre une cadence, posez-vous la question suivante : est-ce que votre mélodie << clore >> votre musique ou va laisser place à autre chose?

Pour vous comparer ça à la littérature, est-ce que vous voulez mettre un point, une virgule ou des points de suspension?

Si vous voulez clore une phrase, vous povuez utiliser des cadences à caractère conclusif comme la cadence parfaite et la plagale.  

Dans la gamme de Sol Majeur, ce sont ces accords.

Cadence parfaite : Ré majeur - Sol majeur (V - I)

Cadence plagale : Do majeur - Sol majeur (IV - I)

Pour quelque chose de plus suspensif, allez-y pour une cadence rompue ou une demie-cadence.  Je réapplique ça avec ma gamme utilisé jusqu'ici.

Demi-cadence : n'importe quoi qui finit avec Ré majeur (V)

Cadence rompue : Ré majeur - Mi mineur (V - vi)

Pour finir

Donc, si on reprend depuis le début,

  1. on pond une mélodie, 
  2. on cherche la gamme dans laquelle elle se trouve,
  3. on décortique les notes,
  4. on ajoute une tierce et une quinte pour former des accords,
  5. on harmonise en placant un accord sur une note de mélodie,
  6. on répète

C'est une méthode-type pour harmoniser une mélodie et être sûr que ça sonne bien à tout coup.  Je parle un peu de de ça en détail dans ''Le guide minimaliste de l'harmonisation''.

Est-ce que cette stratégie vous a aidé?  Si oui, j'en suis ravi!  Bonne harmonisation!

Comment créer une phrase musicale

La musique est un language à part entière.  Tout le monde s'y rejoint et comprend cette langue universelle.

Parlant de language, on peut faire un parallèle avec les phrases musicales.  On peut souvent entendre parler de phrase musicale, mais on ne sait pas trop comment en écrire une.  Ici, je vais vous montrer ce qu'est une bonne phrase et aussi comment vous pouvez l'enrichir pour la rendre plus mémorable.

La musique et sa grammaire

Comme mentionné au début, il y a tout un parallèle à faire avec la musique et le français.  On parle de grammaire, de syntaxe et d'ortographe.

On pourrait dire que les notes sont comme les lettres de l'alphabet, les intervalles/accords sont des mots et quand on combien des mots, ça forme des phrases.

Bon ok, je ne vous apprends rien rendu là!

En fait, je vais plutôt m'attarder ce qu'est une phrase en musique.  Pour définition, une phrase musicale est une portion de musique qui '' fait du sens '' quand on l'entend.  Par << faire du sens >>, je veux dire qu'elle va un début, un milieu et une fin.  Aussi, elle se distingue par rapport au reste de la chanson.

Débutons avec la phrase

En général, on considère souvent la phrase musicale comme étant une mélodie combinée à une harmonie.  Et bien sûr, tout sonne bien, fait du sens et c'est réussi!

Au niveau de la durée, il n'y a pas vraiment de règles à ce sujet.  Elle peut durer 2 temps, 4, 8 ou 12.

Je peux vous présenter un extrait d'une phrase en guise d'exemple : ''Fur Elise de Beethoven.

source : Hello Music Theory

Tout le monde a déjà entendu le début si marquant de ce classique!

Entre les lignes bleues, c'est la première phrase.  Entre les lignes vertes, c'est la même phrase, mais avec une légère variante vers la fin.  Globalement, c'est une phrase à 8 mesures car plusieurs motifs se répètent.

Astuce maison pour rendre vos phrases musicales meilleures : répéter certains motifs de notes ou la structure des notes.  Ces répétitions vont renforcer les fondations de votre mélodie.

Comme exemple de phrase à 4 mesures, je vous présente Piano Sonata de Mozart.

Ici, l'intro de Sonata est plutôt à 4 mesures car il y a un motif qui se répète dans la moitié et une variation aux mesures 2 et 4.

Donc, pour une bonne phrase musicale de base, retenez ici : répétez certains motifs pour créer une tendance pour votre auditeur.

Utiliser les temps forts

Ok, vous avez votre phrase, mais est-ce que vous voulez des techniques prouvées pour l'enrichir?  Pour la rendre plus unique encore et vivante?  Vous pouvez utiliser les temps forts à votre avantage.

Une mesure peut avoir 2 temps, 3, 4, 6 ou 12.  Rendu là, c'est un choix artistique.

Le premier temps d'une mesure est appelé un temps faible alors que le dernier d'une mesure est un temps fort.  Et utiliser ce dernier peut démarquer votre mélodie et bien souvent amplifier l'intensité de votre phrase.

Donc, on parle de débuter votre phrase sur un temps fort.  Cette technique s'appelle un anacrouse et elle est utilisée par bien des compositeurs.  Aussi, on peut se démarquer parce que les premières notes de mélodies sont jouées avant l'harmonie.

Voulez-vous un bon exemple?  Bonne fête!

Voyez-vous comment le décompte ne fait pas ''1,2,3, 1,2,3, mélodie''?  Il fait ''1, 2, mélodie, 1, 2, 3''.  Et bien sûr, le motif du anacrouse se répète plusieurs fois dans cette chanson si simple.

Des chansons plus modernes utilisent un anacrouse comme ''Kiss the Rain'' d'Yiruma.

Antécédent et conséquent

Les temps forts permettent de faire une phrase plus punchée.  Mais une autre manière d'enrichir une phrase musicale est d'utiliser des phrases antécédente et une conséquente.

Antécédent pour ''avant'' et conséquent pour ''après''.  Autrement dit, c'est une technique qui consiste à jouer 2 phrases une à la suite de l'autre.  Ça peut avoir l'air similaire vu que nous avons vu que les motifs répétitifs, mais la différence sera dans les cadences.

Pour faire un rappel, une cadence est un enchaînement de note et/ou d'accords qui termine une phrase.  Elle peut être à caractère conclusif ou non.

Pour la phrase antécente, il est préférable d'appliquer une demi-cadence ou cadence rompue.  Quand vous voulez finir la phrase conséquente, allez-y pour une cadence parfaite ou plagale.

Mon exemple est ''Greensleeves'' qui fait partie de la culture folk anglaise.

Quoi retenir des phrases

Une phrase musicale combine à la fois la mélodie et l'harmonie.  Elle se démarque de toute le reste et reste marquée dans la tête des gens.

Comment l'écrire?  Vous pouvez la faire à 2 mesures, 4, 6, 8 ou 12.  C'est votre choix.

Le truc ultime pour créer une bonne phrase est d'inclure des motifs dans les mesures.  Que ce soit la structure des notes ou les mêmes notes.

Par la suite, une anacrouse peut être une belle façon d'enrichir en la plançait une mesure avant de commencer. 

Vous pouvez aussi utiliser les cadences quand vous collez des phrases antécédentes et conséquentes.

Et vous?  Comment écrivez-vous vos phrases musicales?

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