Comment s’inspirer sans copier

Parlons de façon franche : ce n’est jamais agréable de voir son travail copié. Avoir investi des heures et des heures pour ensuite voir quelqu’un reprendre simplement ce qu’on a fait, c’est la pire chose! Ça s’applique pour toute entreprise, mais en musique, les histoires fusent de partout.

Bien sûr, on ne doit pas copier. C’est risqué d’avoir une poursuite sur le dos et d’être ruiné! Mais quand on débute en musique, il faut bien commencer quelque part. Pas de panique! Vous pouvez tout à fait vous inspirer sans copier.

Cet article démystifie le concept du plagiat et à la fin, vous serez outillés davantage pour pour faire naître votre inspiration sans risque d’avoir une poursuite pour plagiat.

Vous n’êtes pas seuls à copier!

Oui, oui, je veux vous rassurer là-dessus! Tout le monde copie! D’une certaine façon où d’une autre évidemment!

La réalité est que l’on débute quelque chose en copiant via autre chose ou une autre personne. On apprend comme ça et c’est dans notre nature.

Exemple : un enfant qui apprend à parler, il fait quoi? Il répète ce qu’on lui dit! Il apprends comme ça. Mais si je peux rester dans la musique, on apprend les chansons des autres pour se familiariser avec la musique.

Pour l’écriture d’une chanson, on apprend en regardant et en copiant ce que les experts font. La différence entre inspiration et plagiat est très mince.

C’est un truc que j’avais lu dans  »Voler comme un artiste’‘ d’Austin Kleon. Dans le premier chapitre, il utulise le terme voler pour décrire l’inspiration. C’est un peu polémique, mais il soutient que rien n’était jamais 100% original. Une idée de mélodie, un film produit, un texte écrit, un tableau peint. Tout vient d’une source d’inspiration principale!

Dans une chanson, il y a beaucoup d’éléments copiés : la structure typique, les suites d’accords, les instruments présents, le sujet et bien d’autre! Donc, pas besoin de toujours réinventer la roue quand vous composez un morceau!

Quand faut-il copier?

Vous pouvez copier, mais pas n’importe comment ou n’importe quand. Quand vous copiez, c’est pour apprendre. Se pratiquer avec un exercice (comme l’écriture d’une chanson), pour améliorer ses compétences.

Rob Mayzes de Musician on a Mission parle de l’exercice du calcage appliqué à une chanson. Un peu comme une feuille calquée sur un dessin, vous redessinez par dessus. Là, vous prenez une chanson et vous essayez de la reproduire le plus possible.

Donc, quand on copie, c’est un travail dérivé. C’est pleinement dans un but éducatif et ça ne devrait jamais être publié. Je pourrais ajouter que l’imitation n’est pas la meilleure des flatteries pour exprimer son admiration!

Comment réellement s’inspirer

Bien sûr, tout ça m’amène au sujet principal de l’article. comment on peut s’inspirer des autres sans que ça s’apparente à la copie et au plagiat?

Une astuce intéressante que je peux vous donner est de varier ses sources d’inspiration. En musique, ça vaut dire d’écouter plusieurs styles de musique. Des fois, ça pourrait vous surprendre. En effet, même si j’oeuvre dans la musique ambiente/orchestrale, il n’est pas rare que j’écoute des chansons complètement à l’opposé comme du rock ou de la EDM.

Aussi, varier ses sources d’inspiration peut être des trucs autre que la musique. Ça peut être un texte, regarder une image, une peinture ou même être en nature. Dans cette entrevue ci-dessous de Ludovico Einaudi (ma plus grande influence), il parle de Luciano Berio qui est son mentor. Ce dernier a donné le conseil le plus important en musique et c’est d’entendre au-delà de la musique.

Autrement dit, quand on se sert de seulement la musique et d’un instrument pour puiser notre inspiration, ça peut rendre notre son prévisible. En allant plus loin que ça, on peut accéder à un autre niveau d’inspiration et de sa voix intérieure. Et bien sûr, à notre façon propre de ressentir la musique.

Juste pour vous faire savoir, Einaudi a beaucoup de pièces inspirés par des contextes. Comme Nuvole Bianche, qui est inspiré par avoir regarder des nuages blancs défiler dans le ciel ou encore Le Onde qui se rapporte à regarder les vagues de l’océan déferler. C’est une façon de se laisser embarquer dans le moment présent et de laisser parler notre voix intérieure!

Conclusion

La ligne entre l’inspiration et la copie/plagiat est très mince. En tant qu’artiste, il faut faire très attention à ça. Si vous voulez copier une chanson, vous pouvez le faire dans un contexte d’éducation et de pratiquer, mais jamais ça ne doit être publié. Le respect des droits d’auteurs est important.

Une bonne façon de s’inspirer est d’aller vers d’autres formes d’art et sentir des sentiers battus. Comme s’inspirer d’une image, d’un texte ou peu importe.

Si vous voulez plus d’astuces pour mieux vous inspirer, je peux vous recommande Les 5 aide-mémoires de la composition musicale dont, un que j’offre 17 astuces pour avoir de l’inspiration.

Parmi ces astuces, une de mes préférées est l’analyse. Ça me permet de mieux me familiariser avec une chanson et son style musical. Je vous offre mon Tableau d’analyse de chanson juste ici, qui est aussi une leçon de la formation CompoSimple.

Et vous? Est-ce que vous copiez pour apprendre? Où puissez-vous principalement votre inspiration?

Doit-on sortir un single ou un album?

L'industrie de la musique est en constant changement. Et c'est doublement vrai depuis que le streaming est apparu. Mais également auprès des artistes qui s'auto-produisent de chez eux. De moins en moins de musiciens sortent de gros albums comme à l'époque où se faire signer par un label était essentiel pour réussir.

Aussi, avec les Spotify et autres plateformes, les auditeurs ont tendance à ne sauvegarder qu'une ou quelques chansons d'un artiste avant de passer à un autre.

Donc, si l'audience n'écoute qu'une ou deux chansons par artiste, est-ce que ça vaut encore la peine de créer des albums? Est-ce qu'on doit plutôt focaliser sur les singles à la place? C'est de ça que je vais parler dans cet article.

À la fin, vous y verrez plus clair sur votre stratégie de lancement de musique.

Le single mensuel

Donc, pour commencer, une méthode que j'applique moi-même à ma musique est de sortir un single par mois. Pourquoi? Parce que ça vous avantage aux yeux de l'algorithme de Spotify qui favorise ceux qui publient souvent.

L'avantage de publier un single par mois est que ça permet de capter l'attention du public et de nouveaux auditeurs. Tout ça parce que vous avez toujours du nouveau à offrir à tous les mois. Ça peut également être une marque de commerce!

Aussi, ça permet de créer un engouement (un buzz comme on dit!). Dans une ère où les médias sociaux sont omniprésents, le phénomène de buzz est omniprésent. Les interactions via les écoutes, visionnements et les partages dominent et votre single peut se faire écouter plusieurs fois.

Le problème toutefois, c'est que ça peut devenir lassant à la longue et même parfois perçue comme du spam. En plus, ça amène une certaine paresse niveau stratégie marketing. Pas très bon à long terme!

Aussi, le fait de toujours publier à chaque mois une chanson entraîne un effet inverse à la nouveauté. Et votre single actuellement en promotion ne peut pas avoir finir son buzz et si un autre single sort, ça peut amener à la confusion. Aussi, ça peut enlever le suspense de qu'est-ce que vous préparez à l'avenir.

L'album annuel (ou plus)

Bien sûr, il y a la méthode classique de lançer un album. Dans l'industrie de la musique, les groupes et artistes lançent en moyenne un album à tous les deux à trois ans, voire moins dépendant du style et de la complexité.

Parmi les gros avantages, sortir un album permet de construire le suspense auparavant. Vous pouvez faire ça en montrant des extraits de création, raconter des anecdotes sur vos réseaux sociaux, faire un pré-lançement, etc.

Bref, sortir un album par année ou aux deux ans est une bonne méthode pour justement faire exploser votre visibilité et satisfaire encore plus vos fans. Si vous faites des tournées, c'est une bonne occasion pour le promouvoir aussi.

Mais les deux inconvénients majeurs à ça, c'est au niveau de la base de fans et de la stratégie marketing. Parce que ça demande une certaine expertise niveau marketing pour promouvoir l'album en question. Au final, si la stratégie est mal exécutée, la promotion de votre album peut passer sous le radar.

Aussi, la sortie d'un album est peu avantageuse pour un artiste débutant et émergent. Parce qu'il n'aura pas la communauté nécessaire pour parler de la création de son album et en faire un buzz. Donc, pas top si vous débutez en musique.

Juste équilibre et réalité du streaming

Donc, qu'est-ce qui est mieux : sortir un single par mois ou un album par année? Plusieurs facteurs sont à prendre en compte.

Si vous débutez en musique, faire un single mensuel est une bonne façon de bâtir sa communauté. Ça permet aussi de garder une constance au niveau du contenu à publier parce que comme mentionné auparavant, Spotify a un algorithme qui va prioriser ceux qui sortent de la musique régulièrement.

Mais vous avez vu que toujours sortir une chanson va amener une certaine paresse niveau stratégie marketing. Alors, vous pouvez vous prévoir un moment dans l'année où vous sortez un album! Parce que ça permet de justement créer un buzz pour les gens qui vous suivre!

Pour vous donner un exemple, en septembre 2020, j'ai sorti un EP du nom de ''Confinement''. Pour le contexte de l'année, c'était bien visé parce que la particuliarité est que toutes les chansons avaient été écrites pendant ma période de confinement de mars à mai de la même année!

Mais un album, c'est minimum 10 chansons. Alors, c'est énormément de travail! Au pire, vous pouvez sortir un EP qui reste une bonne alternative pour offrir plus qu'un single.

Si vous avez une thématique pour votre EP/album, tant mieux, mais même si ce n'est pas d'actualité, c'est pas grave! J'avais juste profité du contexte.

Si vous êtes déjà un artiste établi avec votre base de fans, vous pouvez vous permettre de faire un album par année ou aux deux ans car vous avez déjà assez de monde qui vous suit.

Conclusion

Avec l'arrivée du streaming, plusieurs artistes indépendants trouvaient que l'album était mort et que la promotion de la musique était rendue plus difficile. Alors, se tourner vers les singles s'adapte mieux à la réalité de Spotify où les auditeurs prennent un melting pot de plusieurs artistes pour leur liste de lecture.

Mais sortir seulement des singles ou seulement des albums comporte son lot d'avantages et d'inconvéients. Et bien sûr, ça dépend de votre communauté de fans aussi. Si vous débutez, un single par mois avec un EP/album par année est une bonne méthode. Si vous avez déjà beaucoup de monde qui vous suit, la stratégie de l'album mensuel peut vous avantager.

Au final, peu importe la stratégie de promotion que vous prenez, rappellez-vous que vous vendez votre projet et votre image! Vos fans suivront, mais assurez-vous d'offrir de la valeur dans vos chansons! Si vous voulez apprendre plus sur la promotion de la musique, Musique Entendue est disponible pour vous!

Et vous? Préférez-vous sortir des singles ou des albums?

Pourquoi faut-il écouter notre propre musique

Je veux m’adresser à tous les compositeurs et producteurs ici présents : est-ce que vous écoutez votre propre musique? Pas de panique, je ne veux pas vous piéger! En fait, c’est une réponse variable pour chacun et tout le monde a des raisons ou pas d’écouter sa propre musique.

Une tendance populaire (et normale d’un sens) est de ne pas écouter ses chansons parce que nous sommes notre pire critique. Au lieu d’apprécier cette musique, on tombe en mode analyse et on cherche chaque défaut.

Même si adopter une attitude de suranalyse est un réflexe, il est tout de même bon d’écouter sa musique pour 4 grandes raisons. À la fin de cet article, vous aurez envie d’ouvrir Spotify et d’écouter plusieurs morceaux de votre répertoire!

Écouter pour apprendre de nos erreurs

Je viens d’en parler, mais les compositeurs ont tendance à récouter leurs morceaux d’un point de vue analytique à la puissance 1000. Du genre à déceler chaque erreur. D’un sens, c’est normal parce qu’on vient de passer des heures dans une session de séquenceur à enregistrer. Sans oublier qu’on récoute chaque seconde. Alors oui, on devient un peu saturé à ce point, d’où la raison pourquoi on ne veut pas récouter nos pièces.

Mais il est possible de changer son fusil d’épaule. Être au courant de nos erreurs nous permet d’apprendre de ces dernières et de mieux composer, enregistrer et mixer à l’avenir.

Ça peut être au niveau de comment un hook ou une mélodie est écrite, comment la chanson est structurée, quel impact les paroles ont réellement, la qualité de la prise de son, comment e mix est fait en général, etc.

Faire de la musique est une activité qui demande d’apprendre constamment et ce, à tous les niveaux. Aussi, il est normal de ne pas apprécier chaque chanson que vous composez et ça fait partie du processus en tant qu’artiste.

Développer sa couleur de musicien

Tout au long de votre vie de musicien et d’artiste, vous aurez des influences qui viendront et partiront. Ces dernières vont avoir un impact sur le son de vos chansons et de la façon qu’elles sont écrites. Par exemple, vous pourriez passer du métal au Hard Rock ou encore de l’orchestral à la musique ambiante.

Écouter sa propre musique aide à mieux refléter son style musical et aussi la façon dont on écrit nos chansons. Aussi, au fil du temps, il est intéressant d’écouter comment vos chansons évoluent que ce soit niveau des instruments utilisés, la structure globale, le genre de progression d’accords, comment la mélodie est construite, etc.

En même temps, ça va vous donner un bilan sur vos forces et vos points à travailler niveau composition, arrangement et mixage. Donc, ça va vous aider à vous améliorer encore plus et aussi à savoir quand et pourquoi votre son a changé. Et bien sûr, à développer votre couleur d’artiste! Parce que la musique est faite de 12 notes, mais tout le monde les interprètent à sa façon.

Inspirer de nouvelles idées

À cours d’inspiration pour écrire une nouvelle chanson? Pourquoi ne pas écouter quelques morceaux déjà composés auparavant? Oui, oui, ça se fait! Comme mentionné, chaque compositeur a sa façon d’entendre et d’exprimer la musique. Au fil du temps, vous développez votre propre style de musique et ça peut vous inspirer à faire autre chose, même si ce sont des chansons écrites il y a longtemps.

En écoutant une de vos chansons dont vous n’avez pas entendu depuis un bout, vous pouvez analyser certains éléments tant la mélodie, la structure, les accords ou un son subtil. À la limite, vous pouvez même réutiliser une partie pour créer un nouveau morceau (après tout, vous avez les droits!).

Ceci dit, vous pouvez écouter votre musique et la comparer avec d’autres artistes pour voir ce qui vous différencie.

Apprécier votre travail

J’encourage toujours les compositeurs à se lancer et à finir leurs chansons malgré tout. Même si ce n’est pas extraordinaire (du moins, quand on commence). Mais écouter votre propre musique vous permet d’exprimer un sentiement de fierté car vous avez accompli plus que la majorité.

La création a de nombreux bienfaits pour votre carrière de compositeur et c’est l’essence même de la vie! C’est un véritable accomplissement car vous avez sorti de votre zone de confort pour écrire une chanson, chose dont beaucoup de musiciens bloquent. Applaudissez-vous donc!

Conclusion

Écouter sa musique peut être gênant à première vue. En même temps, ça peut donner l’impression qu’on est prétentieux. Mais en temps que compositeur, c’est tout de même votre création! Et comme vous l’avez terminé, vous pouvez en être fier.

Même si le premier réflexe en attendant votre chanson serait de vous dire que vous auriez pu faire mieux, faites attention car ça peut s’apparenter au syndrôme de l’imposteur! En fait, écouter votre musique peut vous aider à faire naître l’inspiration pour une prochaine chanson et aussi apprendre de vos erreurs tant au plan de la composition que de l’arrangement que du mix.

Mon mot de la fin : soyez indulgents avec vous-même et appréciez vos créations! Et vous? Écoutez-vous votre propre musique? Écrivez-moi ça en commentaire!

Comment écrire une chanson à 2 accords

Croyez-vous que c’est possible écrire une chanson avec 2 accords? Seulement 2 accords? Pourtant, bien des artistes ont réussi ce défi. Parce que oui, la majorité des chansons ont habituellement 3 à 4 accords et parfois même plus.

Mais si je vous disais que 2 accords suffisent pour créer une bonne chanson? Mais comment et par où commencer? C’est de ça que je vais parler dans cet article. À la fin, vous serez en mesure de composer votre propre chanson avec seulement 2 accords.

Des exemples connus

Quelle chanson populaire est constituée de 2 accords?

Born in the USA de Bruce Springsteen (Si et Mi)

Achy Break Heart de Billie May Cyrus (Do et Sol)

Blurred Lines de Robin Thicke (Ré et Sol)

Something in the Way de Nirvana (Ré et Fa# mineur)

Moves like Jagger de Maroon 5 (Si mineur et Mi mineur)

Donc, 2 accords pour une chanson entière, c’est très faisable!

Retour aux bases

Maintenant comment faire une chanson quand on a juste 2 accords?

La réponse : exactement de la même manière qu’on compose une chanson avec 3 acccords ou plus!

Déçu?

En fait, les accords ne font pas une chanson à eux seuls! Il y a tout l’aspect de la mélodie, de la rythmique et des paroles qui viendront soutenir votre harmonie.

Donc, pas besoin de réinventer la roue! Vous pouvez commencer à composer une chanson de la même méthode que si vous aviez une chanson à 4 accords.

Vous jouez vos accords encore et encore, vous fredonnez un air, votre mélodie principale, vous structurez le tout, etc. Si vous avez des paroles, vous commencez à bosser dessus.

Toutes les chansons présentées ont une rythmique particulière, un hook, une mélodie et une structure logique. Vous pouvez les récouter une par une pour voir!

Des accords de préférence?

Donc, écrire une chanson avec 2 accords se fait de la même façon que si vous aviez plusieurs accords. La question est la suivante : quels accords choisir?

En fait, au lieu de parler d’accords, je vais plutôt même l’emphase sur les cadences. Pour faire un rappel en vitesse, une cadence est une suite de 2 degrés qui se fait lors de la fin d’une phrase musicale.

Pour ça, je vais vous donner les degrés des accords pour les chansons présentées plus tôt.

Born in the USA de Bruce Springsteen (Si et Mi/I et IV)

Achy Break Heart de Billie May Cyrus (Do et Sol/I et V)

Blurred Lines de Robin Thicke (Ré et Sol/I et IV)

Something in the Way de Nirvana (Ré et Fa# mineur/I et iii)

Moves like Jagger de Maroon 5 (Si mineur et Mi mineur/i et iv)

Sur les 5 chansons, trois ont les accords I et IV et un a les accords I et V. Ensemble, IV et I forment la cadence plagale alors que V et I forment la cadence parfaite (ou imparfaite si un des deux est joué en renversement). Ces 2 cadences ont l’avantage d’être à caractère conclusif. Donc, pour chaque phrase musicale, vous pouvez finir clore ça en beauté! Aussi, ce sera plus facile de distinguer les phrases pour chaque couplet, refrain et le pont.

Pour poursuivre, I, IV et V font partie du cycle des quintes.

Dans le sens horaire, ce sont des quintes et le sens antihoraire, ce sont des quartes. D’ailleurs, le fait de les quintes et les quartes sont tous des voisins l’un de l’autre va aider à avoir un son plus juste et plus stable. Donc, pour faire des cadences et même des suites d’accords, ça garantit une bonne sonorité!

Deux autres trucs rapides pour des suites de 2 accords

Donc, des chansons à 2 accords, c’est faisable. Mais disons que vous trouvez ça trop redonnant, y’a-t-il une solution? Oui, j’en ai même 2 très faciles à appliquer!

La première est de convertir les accords en septième. Autrmenet dit, ils passent d’accords de 3 notes à 4 notes. Jouer Si7 et Mi7, c’est un tweek mineur, mais ça permet d’enrichir le son.

La deuxième concerne la structure. Je parle que seulement 2 accords peuvent représenter l’harmonie d’une chanson. Mais si vous trouvez que ça manque de variété, vous pouvez changer de progression d’accords quand vous tombez dans le refrain ou le pont. Ou vice-versa.

Conclusion

Donc, pour résumer, écrire une chanson à 2 accords est une chose faisable et qui a déjà été fait par les artistes professionnels. Dans l’idéal des mondes, faire une suite avec I, IV et V est préférables pour créer une stabilité et des cadences qui vont clore les phrases musicales.

Aussi, vous pouvez utiliser des accords à 4 notes et si vous voulez varier, vous pouvez avoir par exemple les couplets à 2 accords et le refrain à 3 ou 4 accords. À vous de décider!

Toutefois, écrire une chanson à 2 accords doit se faire comme une chanson normale : avec une mélodie, une rythmique et des paroles.

Et vous? Avez-vous déjà écrit une chanson à 2 accords? Comptez-vous le faire? Écrivez-moi tout ça en commentaire!

Avoir un mix punché avec la compression parallèle

Parmi toutes les techniques de base du mixage, la compression fait partie de celle-ci. Tandis que la balance de volume reste primordiale, il se peut que vous ayez de la difficulté à faire sortir vos basses fréquences davantage.

Alors, que faites-vous? Vous utilisez la compression. Des fois, le problème se règle. D’autres fois, ça peut engendrer des conséquences, notamment pour les hautes fréquences qui peuvent sonner moins fortes ou encore le headroom qui peut diminuer encore plus. Personne ne veut de distortion numérique dans son mix, n’est-ce pas?

Donc, quoi faire? Une technique est régulièrement utilisée en mixage et en mastering et c’est la compression parallèle. À la fin de cet article, vous saurez comment vous en servir et surtout comment elle peut améliorer vos mix sur plusieurs aspects.

Qu’est-ce que c’est?

Donc, comment est née la compression parallèle? Une des premières fois que le terme a été abordé est vers les années 70 par Bob Katz, ingénieur de son et de mastering américain. Il a notamment gagné 3 Grammys pour les albums de The Words of Ganghi, Portraits of Cuba et Olga Viva Via Olga. Il a aussi écrit le livre Mastering Audio : The Art and the Science.

Fait intéressant : la compression parallèle est aussi appellée  »New York compression » car elle a été très propulaire chez les ingénieurs de son de New York.

Comme son nom l’indique, ce sera une compression qui se fera parallèlement à la piste initiale. La piste compressée sera ensuite mélangée à la piste de départ pour avoir un mélange de sons originaux avec une forte compression plus punchée. En une image, ça ressemble à ça.

Source : Sound on Sound

Pourquoi faire une compression parallèle?

La grande question! Le résultat d’une compression parallèle va servir à accentuer les basses fréquences. Tout ça sans toucher à la piste initiale qui sonne déjà bien. Au final, le mix final va sonner plus fort et plus punché, mais avec une écoute tout aussi agréable. Le meilleur des 2 mondes!

Quand est-ce que vous pouvez vous servir de la compression parallèle?

L’usage est le plus commun est lors du mastering pour justement augmenter le corps et la puissance sonore. C’est le but du mastering, non?

Pour la batterie, la compression parallèle est bonne pour augmenter la présence et le côté lourd de l’instrument. Je m’en sers régulièrement pour la grosse caisse et les toms (ou l’ensemble de la batterie aussi).

Le dernier usage moins commun est sur toute autre piste comme la basse, le piano et le chant.

Les réglages recommandés

En une image, je recommande d’avoir une compression parallèle qui ressemble à ça.

Comme vous voyez, c’est une piste à part qui est bien souvent un duplicata de la piste originale.

Pour régler le compresseur, on va utiliser une attaque rapide pour que la compression soit rapidement appliqué (soit 0,10 ms). Pour la relâche, elle doit être moyenne (autour de 200 ms) car sinon, ça va créer un effet de pompage qui va sonner trop articifiel.

Pour le ratio, si vous recherchez un son plus naturel, de 1,5:1 à 2:1 est très bon. Si vous voulez augmenter le ratio, vous pouvez le faire. Le son va être plus agressif, mais plus dénaturé.

Pour le seuil (threshold), vous allez le manier jusqu’à temps d’avoir entre 15 et 20 dB de réduction de gain. Un truc : mettez en boucle le moment le plus fort de la chanson pour être sûr que le gain reduction soit plus représentatif.

Par la suite, maniez le fader de la piste compressée pour avoir un équilibre entre le son original et le son compressé. Et voilà comment appliquer la compression parallèle!

En avons-nous toujours de besoin?

Je parle en bien de la compression parallèle depuis le début et c’est vrai que c’est fantastique. Mais est-ce que doit être toujours utilisé? Pas nécessairement.

Ça dépend du résultat de l’enregistrement de vos pistes, mais aussi du style musical. Par exemple, si vous composez de la musique classique ou du jazz, la compression est très peu utilisée. Par contre, si vous êtes dans un style où le low-end est très présent (comme le rock, pop, rap ou EDM), à ce moment-là, c’est bon d’utiliser la compression parallèle pour avoir du punch.

Je peux vous donner un exemple de mix que j’ai fait pour me pratiquer (chanson que j’ai utilisé pour ma formation CompoSimple).

Maintenant, voici le résultat avec la compression parallèle.

Subtile mais pas mal, non? L’impression est que ça sonne plus fort, mais les basses sont beaucoup plus présentes.

Conclusion

La compression parallèle est une technique de mixage/mastering les plus répandue parmi les techniciens de mixage. Elle est très utile pour avoir du punch et de la puissance dans un mix en plus d’être très simple à appliquer.

Pas besoin de l’utiliser en permanence, mais elle peut certainement aider à avoir de melleurs mix.

Et vous? Que pensez-vous de la compression parallèle? Est-ce que vous l’utilisez et en quelles occasions? Écrivez tout ça en commentaire!

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