Catégorie : Mixage

L’art de choisir son micro

Home-studio!  Place à l’enregistrement!  Parlant d’enregistrement, vous avez bien des microphones, n’est-ce pas?  Avez-vous le bon?

 

Sachez que le bon micro va servir à rendre vos enregistrements de meilleure qualité!  Mais les micros ne sont pas tous égaux!  Voyons ça de plus près!

 

Fiche technique : quoi regarder?

Bon ok, je sais que regarder la fiche technique n’est pas toujours la partie la plus intéressante de l’achat, surtout quand notre objectif principal est d’enregistrer et faire notre morceau!  Mais d’emblée, concentrez-vous sur 3 éléments à regarder :

 

  1. Sensibilité : Elle représente la capacité du micro à détecter un son.  Sans aller trop dans les détails, un seul élément est vraiment important : Plus le nombre est bas, plus le micro est sensible. La sensibilité du micro est mesure en dB SPL (décibels et Sound Pressure Level).  En d’autres mots, la pression acoustique de l’environnement.  Avec une grande sensibilité, le micro captera bien l’environnement sonore, mais risque de saturer plus vite.  Et vice-versa!  Une moins bonne sensibilité aura de la difficulté à tout capter, mais aura une plus grande résistance à la saturation.
  2. Polarité : Plus bas, je vais mettre une image avec les 5 types de polarité d’un micro.  Il s’agit de la direction que le son sera capté.  Le point rouge désigne le centre du micro.  Le haut de l’image est l’avant de l’apparel, le bas est l’arrière et les côtés!  Dépendant de la direction du micro, la polarité pourra servir à des fonctions plus spécifiques!
  3. Réponse en fréquence : Vous vous rappelez de l’EQ?  Et bien, sachez que comme les enceintes, les micros ont une réponse en fréquence qui influencera le son.  Dans l’idéal des mondes, une courbe parfaitement plate serait l’idéal!  Mais comme ce n’est pas le cas, vivons avec des compromis!  En regardant une courbe, il y a les fréquences ainsi que la courbe qui se situe entre -10 dB et + 10 dB.  On vise le 0!  Généralement, il y a un boost dépassé les 3 KHz, mais si le centre est près du 0, c’est excellent!

 

Les 2 grands types de micro

On peut acheter un micro, mais encore faut-il connaître ses fonctionnalités!  Comme quoi?  Et bien, il existe 2 grandes catégories de microphones sur le marché : Les dynamiques et les condensateurs.  Voici les particularités!

 

Micro dynamique

Un microphone dynamique contient une bobine mobile connectée à un diaphragme dans un champ magnétique.  Oui, bon, c’est à titre informatif car ce n’est pas mon intention de parler du fonctionnement!  Mais pour vous donner une idée,  ce sont des micros plus résistants, mais aussi moins sensibles.  Ainsi, comme vu auparavant, ils vont moins bien reproduire le son qu’il capte.  Mais en live, ils sont prônés car ils sont très solides et sont capables d’encaisser de forts coups.  De plus, ils ont la cote chez les débutants et les petits budgets car ils sont moins chers!

 

Micro statique

Contrairement aux micros dynamiques, les micros statiques contiennent un ruban alimenté par un voltage au lieu d’avoir un diaphragme.  De ce fait, ils sont plus chers et plus fragiles!  Ils demandent une manipulation plus délicate avec un support plus solide.  Aussi, leur utilisation est très prônée en studio vu leur sensibilité et la manière dont ils captent le son.  Mais il est plutôt rare de voir ça en concert.  Vu qu’ils sont très sensibles, il est préférable d’avoir un bon traitement acoustique de votre studio pour éviter d’enregistrer des sons parasites.  Sinon, plus de job d’EQ!  Par ailleurs, à cause du ruban, il est obligatoire d’avoir une alimentation fantôme ( phantom power ) pour avoir un son de qualité.  Généralement, les cartes de son externe ont un bouton de 48V.  Il suffit d’appuyer dessus!

 

***Mise en garde : Comme le diaphragme alimente suffisamment la bobine mobile, ne JAMAIS utiliser un 48V pour un micro dynamique!  Vous allez brûler l’intérieur de votre appareil!!!***

 

Quel micro pour quelle fonction?

Maintenant que vous connaissez plus de choses sur les micros, vous vous demandez la question suivante : lequel choisir?

Je pourrai encore écrire de longues lignes à ce sujet, mais j’ai décidé de réunir tout ça en 2 phrases (ou presque!) :

 

Microphones dynamiques : Batterie, Bass drum, amplificateurs de guitare ou de basse, concerts, voix forte.

 

Microphones statiques : Chant clairs, voix chuchotées, instruments acoustiques, percussion, Overheads de batterie, enregistrement en studio en général (sauf exception).

 

Comme vous voyez, les statiques ont un certain avantage sur les dynamiques, mais encore là, ça dépend vraiment de votre budget et de votre type de travail!  De plus, ne vous inquiétez pas!  Il existe des micros statiques assez abordables sur le marché!  Ci-dessous, je vous fournis des liens que j’ai essayé dans ma vie!  C’est peu, mais ça peut vous donner une bonne idée!

 

Si vous voulez vous prononcer sur le sujet des micros, vous pouvez m’écrire en privé ou dans les commentaires plus bas! 😉

http://www.projethomestudio.fr/choisir-premier-microphone-studio/
http://thehub.musiciansfriend.com/audio-recording-buying-guides/buying-guide-microphones
https://www.soundonsound.com/sound-advice/sos-guide-choosing-using-studio-microphones
https://www.activstudio.fr/micro-home-studio/

 

Comment utiliser le compresseur dans vos mix

Parmi les outils de base d’une session de mixage, le compresseur est très présent!
Mais globalement, à quoi ça sert?  Voyons voir!

Définition d’un compresseur

D’amblée, un compresseur sert à contrôler la gamme dynamique (dynamic range) d’une piste audio.  La quoi?  Voyez l’image ci-dessous.
Le RMS (Root Mean Square) est le voltage moyen des signaux électriques sur une période de temps pré-déterminé.  Je parle en chinois?  Je me reprends afin de mieux vulgariser!
Une piste audio génére des ondes comme ça.
De ce fait, les ondes sont mesurées par leur amplitude dans une période de temps.  Je ne m’étirai pas sur le sujet, mais le RMS est au final le niveau moyen de volume pour toute la durée de votre piste!  J’espère que c’est plus clair!  Ouf!
Par la suite, le Peak (Crête) désigne le moment le plus fort en terme de volume dans la piste audio.  On met ça ensemble : la gamme dynamique sera l’écart dans le RMS et la Crête d’un instrument, d’une voix ou d’un simple son!  Exemple : Un RMS à -19 dB et un Peak à -4dB donnera une gamme dynamique de 15 dB!

Quel intérêt, ce compresseur?

Dans l’oreille, le tympan est la partie sur lequel résonne le son et est transmis au cerveau.  Quand un son arrive au tympan, il « s’étire » pour pouvoir accomplir sa tâche.  Dans l’ensemble, l’oreille est comme un élastique.  Elle va s’épuiser si elle est trop souvent sollicitée.  Donc, le compresseur va aider à donner un son plus constant.  En réduisant les crêtes, l’écoute en sera plus favorable.

Le compresseur fait sonner plus fort! (Not…)

Le mythe le plus courant sur le compresseur est que ça rend le son plus fort.  Pas nécessairement!  Comme on réduit la gamme dynamique, l’écart entre RMS et Peak sera moindre.  Donc, le volume moyen donnera l’impression d’être plus élevé.  Oui, compresser ses pistes va rendre les sons plus riches et punchés, mais pas d’une façon excessive.  Tout reste une questions de volume!

Les fonctions du compresseur

  • Seuil (Threshold) : Le seuil sera la ligne auquel le compresseur va agir.  Donc, plus le seuil est bas, plus le son sera compressé souvent.
  • Ratio : C’est l’entrée vs la sortie.  Donc avec un ratio de 3:1, 3 dB va entrer et 1 va en sortir.  Des ratios bas (2:1) vont donner un peu plus « d’épaisseur » alors qu’un ratio élevé (4:1 en montant) va donner du punch.
  • Attaque : Vitesse à laquelle le compresseur va agir.
  • Relâche : Vitesse à laquelle le compresseur va revenir à son point de départ.
  • Knee : Genou en bon français!  La raison est que plus on monte l’intensité du knee, plus la courbe de compression va ressembler à un genou!  Mais ça va venir « addoucir » la compression.  Recommandé pour la voix et le paino, mais pas pour les instruments percussifs.
  • Gain reduction : Ce sera le nombre de dB perdus après la compression.  1 à 3 dB de réduction est bien en mastering.  3 à 6 dB de réduction est quand il y a beaucoup de peaks.  Au delà de 6dB, ce sera très compressé et le son en sera dénaturé.
  • Make up gain: Compensation des dB perdus.

Comment dois-je utiliser cet outil?

L’usage d’un compresseur reste une affaire très personnelle.  Toutefois, je peux donner quelques recommandations :
  1. Prioriser les attaques lentes (30 ms si minimum).  La raison est que la compression peut tuer la musique!  À utiliser avec précaution.  Si vous avez beaucoup de crêtes, tournez-vous vers une attaque rapide.
  2. Presque toujours une relâche lente (400 ms).  Si la relâche est trop rapide, ça va donner un effet de pompage!  Donc à moins que c’est ce que vous recherchez, une relâche lente fera l’affaire.
  3. Make up gain est à utiliser avec vos oreilles!  Écoutez l’ensemble de votre mix afin de mieux doser
  4. La compression n’est pas toujours obligatoire.  Mais basse-voix-batterie reste toujours un bon point de départ.  Mais ça dépend de la gamme dynamique!

Conclusion

Et voilà!  C’était ce que j’avais à vous présenter!  Si vous avez encore des questionnements sur le compresseur, ses fonctions ou autres, écrivez-les moi ci-dessous.  En même temps, je veux vous demander quel genre d’utilisation vous faites avec le compresseur?  Quand?  Pourquoi?  Quelle force?  Écrivez-moi tout ça!
http://productionadvice.co.uk/using-compression/
https://www.soundonsound.com/techniques/sos-guide-mix-compression
https://www.musicianonamission.com/how-to-use-a-compressor-plus-10-top-tips/
https://www.musicianonamission.com/wp-content/uploads/2017/07/COMPRESSION-CHEAT-SHEET.pdf
https://support.biamp.com/General/Audio/Peak_vs_RMS_Meters
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