Il n’y a pas longtemps, j’ai été plusieurs semaines en ligne à écrire des articles sur la théorie musicale.  Ça l’a été quand même assez difficile, mais je suis arrivé.

Puis, je me suis demandé, avec toute cette théorie-là, à quel point c’est important de respecter ça.  Je ne suis pas en train de dire que j’ai écrit tout ça pour rien.

Au contraire, la théorie musicale, c’est vraiment très utile.

C’est juste que je me demandais à quel point c’est important de respecter ça à la lettre.  C’est pour ça que j’ai décidé de vous parler de l’équilibre qui existe entre l’improvisation et la théorie.

Je vais vous présenter 2 écoles de pensées : d’un côté, il y a les théoriciens et de l’autre bord, il y a les instinctifs.  Ça va être les 2 extrêmes.  Je ne prends pas plus l’un pour l’autre, mais je vais vous expliquer leur importance.

Les instinctifs vs les théoriciens

En premier, il y a les instinctifs, ceux qui croient que la musique, avant tout, c’est une question de feeling, d’émotion ressentie, de spontanéité.  Pour eux, la théorie, c’est inutile.

C’est perçue vraiment comme une barrière à leur créativité.  Ils pensent que la théorie, ça ne fera que rendre la chanson vide, trop prévisible, complexe avec tous les trucs de gammes, de modes, de partition, etc.

Et de l’autre bord, il y a les théoriciens!  Ceux qui veulent absolument tout maitriser ce qui existe à propos du solfège et de la théorie musicale en général.

Parce que pour maitriser l’art de composer une chanson ou même de maitriser un instrument, c’est nécessaire de vraiment connaitre tout ce qui touche la théorie parce que ça donne une structure et une certaine logique à la composition.

Qui est meilleur?

Maintenant, je vais vous dire c’est lequel le plus important entre les 2 : ça dépend.  Ça dépend de vous!  Bon ok, je sais, ce n’est pas une raison qui est très satisfaisante, mais je vais vous dire pourquoi!

Parce que les instinctifs font se fier seulement à leur ressenti et à leur sens de l’improvisation.  Ils vont sortir une mélodie en, excusez-moi du terme, gossant sur leur instrument.

Par contre, étant donné qu’ils se fient juste à ce qu’ils ressentent,  ils peuvent être dans un état émotionnel au moment de jouer et puis, après ça, ça passe!  Qu’est-ce qu’il arrive?

Ils se ramassent avec une mélodie qui est jouée sur le coup de l’émotion et il y a un risque de laisser trainer ça et d’avoir encore plus de difficultés à se remettre dans la même émotion ou de partir sur autre chose.

Bref, l’extrême des instinctifs, c’est vraiment la déstructure et la désorganisation d’une chanson!

Et bien sûr, il y a les théoriciens, ceux pour seulement la théorie compte, ceux qui doivent absolument tout maitriser le solfège pour savoir bien composer.

Si les instinctifs sont désorganisés, le problème des théoriciens, c’est la sur-organisation!

Parce que une chansons doit absolument comporter une telle progression d’accord, un tel ordre de notes pour la mélodie, tel mode dépendant de l’atmosphère qu’ils veulent mettre et j’en passe!

Mais vous voyez le genre un peu?  Une structure à la structure!  Et qu’est-ce qu’il arrive?  La chanson est vide d’émotions ressenties et c’est assez prévisible.

Le juste équilibre

Si vous voulez mon avis, l’important, c’est vraiment le juste équilibre.  Personnellement, je peux composer autant en utilisant mon instinct que mes connaissances théoriques.

Je peux arriver un matin et n’avoir aucune idée de ce que je vais faire.  Je prends juste mon piano, je joue un peu et quand j’ai trouvé de quoi d’accrocheur et je peux partir de ça!

Après ça, je vais écouter ce que j’ai écrit et je vais savoir quoi mettre pour rajouter un peu de viande autour de l’os.

D’un autre côté, si au fond de moi, je désire absolument que je veux composer, mais que je n’ai pas d’inspiration, je vais me fier à la théorie!

Je peux faire des recherches pour savoir quelles gammes utiliser pour créer une ambiance en particulier ou encore quels accords utiliser pour harmoniser tout ça ou je peux même analyser une pièce de référence pour voir quels instruments, quel rythme, quelle gamme intégrer, quelle complexité au niveau de la mélodie, etc!

L’un de va pas sans l’autre

Mais ça, c’est ma façon de travailler!  C’est à vous de trouver votre façon de faire.  Mais je peux vous dire, par contre, que l’improvisation et la théorie, il n’y en a pas un meilleure que l’autre.

C’est vraiment complémentaire quand c’est le temps de composer une chanson!  Parce que l’improvisation sert à faire appel à ce qu’il y a au plus profond de vous et puis à exprimer vos émotions via la musique.

En ajout, la théorie va permettre de connaitre les gammes, les accords pour savoir composer une chanson concrète, qui a du sens et qui tient la route quand on l’écoute!

Je vous invite à faire quelques exercices d’improvisation et de théorie, mais vraiment de faire des testes pour savoir c’est quoi qui est bon pour vous et trouver votre couleur.

J’espère que j’ai départagé avec vous les 2 écoles de pensée et vous avoir donné un coup de main aussi!

Mais ce que je veux que vous reteniez, c’est que savoir improviser et comprendre le langage de la musique, c’est des atouts majeurs quand il vient le temps de composer une chanson.

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